Mon Agent

Comment il est construit

Un agent, c'est une machine à toi, un moteur qui réfléchit, une mémoire qu'on peut lire, et quelques canaux pour lui parler. Rien de plus, et chaque morceau se remplace.

Une machine à toi

L'agent vit dans un conteneur Linux, sur ton serveur ou sur une petite machine chez toi. Quatre cœurs et 4 Go de mémoire suffisent. Tout ce qu'il sait et tout ce qu'il produit reste sur ce disque.

Tu le retrouves à son adresse, sur une page web protégée par mot de passe et code, ou par passkey (empreinte, Face ID).

Un moteur au choix

Claude
Le moteur d'Anthropic, avec ton propre abonnement. Sa consommation est affichée, et un garde-fou met les travaux en pause avant la limite.
Goose
Un moteur libre, qui peut fonctionner avec des modèles gratuits. Utile pour une démonstration ou un usage léger.

Sa mémoire, étape par étape

Sa mémoire n'est pas une boîte noire : ce sont des fichiers texte, classés par thème (toi, tes préférences, tes machines, ses décisions), qu'il tient à jour lui-même et que tu peux lire. Pour y retrouver vite la bonne information, et dans tes documents aussi, il suit toujours le même chemin.

  1. Il écrit. Quand un échange lui apprend quelque chose d'utile, il le note dans le bon fichier, en clair.
  2. Il découpe. Chaque fichier de mémoire, chaque document ou page web que tu lui confies est coupé en passages d'environ 2 000 caractères. Les passages se chevauchent un peu, pour qu'une idée ne soit jamais coupée en deux.
  3. Il vectorise. Un modèle d'embeddings transforme chaque passage en une liste d'un millier de nombres qui en résume le sens. Deux passages qui disent la même chose avec des mots différents obtiennent des vecteurs proches : c'est ce qui lui permet de comprendre « dépanneur » quand tu avais écrit « plombier ».
  4. Il cherche de deux façons. Par le sens, en comparant les vecteurs, et par les mots exacts, pour ne pas rater un numéro, un nom de machine ou une référence. Les deux classements sont ensuite fusionnés.
  5. Il re-trie. Quand c'est activé, un second modèle relit les meilleurs passages avec ta question et remet le plus pertinent en tête.

Quand un fichier change, seul ce fichier est réindexé, grâce à une empreinte calculée pour chacun. Si on change de modèle d'embeddings, tout est réindexé automatiquement, puisque les vecteurs de deux modèles ne se comparent pas. Les mots de passe qu'il utilise sont à part, chiffrés, et ne sortent jamais de la machine.

Des canaux pour lui parler

La page web
C'est là que tout se règle : la conversation, les fichiers, la mémoire, la surveillance et la configuration.
L'app
Elle passe par la passerelle monagent.eu. C'est l'agent qui ouvre la connexion, chiffrée, vers la passerelle : rien à ouvrir chez toi. Chaque téléphone est appairé par un code et se révoque à tout moment.
Telegram
En option, pour recevoir une copie des messages importants et lui écrire comme à un contact.

Des mises à jour qui se vérifient

Chaque nouvelle version arrive avec la liste de ce qu'elle change. Avant d'installer, l'agent vérifie l'empreinte du paquet et sauvegarde la version en place. Après, il contrôle que chaque fichier est bien celui attendu et que le service répond. Sinon, il revient tout seul à la version précédente.

Sa mémoire, ses réglages et ce qu'il a créé lui-même ne sont jamais touchés par une mise à jour.

De l'aide, quand tu la demandes

Si quelque chose coince, tu peux ouvrir une session d'assistance depuis ton agent. Elle n'existe que si tu la déclenches, tu vois en direct ce qui est fait, les secrets restent masqués, et elle se ferme seule au bout d'un moment ou dès que tu la coupes.

Tes données restent chez toi

La conversation, la mémoire et les documents restent sur la machine de l'agent. La passerelle fait passer les échanges de l'app, elle ne les garde pas.

Un téléphone perdu se déconnecte depuis un autre appareil, et ton agent te prévient chaque fois qu'un nouveau téléphone se connecte.